Prudence en matière de santé

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement déclaré le Nigeria exempt de la maladie à virus Ebola le 20 octobre 2014 et félicité les autorités du pays pour leur gestion de cette crise. D’autres maladies sont toutefois présentes et la vigilance est de mise.

- Fièvre de Lassa : La fièvre de Lassa (d’après la ville du même nom, dans le Nord-Est du pays) sévit régulièrement au Nigéria, avec plusieurs cas chaque année. Une nouvelle épidémie est en cours depuis novembre 2015.
Le virus de Lassa se transmet à l’homme par contact avec des aliments ou des articles ménagers contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs. Il existe également une transmission interhumaine.
Il est recommandé de respecter les règles d’hygiène et de protection en cas de contact avec des personnes malades. Il est également recommandé d’éviter tout contact avec les rongeurs.

- Méningite : Des épisodes de méningite bactérienne à méningocoque apparaissent également de façon régulière). La vaccination anti-méningococcique (A+C ou A+C+W135) est vivement recommandée.

- Paludisme : Cette maladie parasitaire transmise par les moustiques impose des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux préventif (consultez votre médecin habituel). Le traitement doit être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification du Nigeria : zone 3.
Durant le séjour dans le pays et durant les deux mois qui suivent le retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, et un traitement anti-paludique éventuellement mis en œuvre dans les meilleurs délais.

Pour plus d’informations, consultez la rubrique "santé" de la page consacrée au Nigeria par le site Conseils aux voyageurs, et celui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ...

Rappel sur la maladie à virus Ebola, encore présente dans certains pays d’Afrique :

Pour mémoire le virus Ebola se transmet à l’homme, dans un premier temps, à partir des animaux sauvages : les réservoirs habituels de ce virus sont les chauves-souris ou les singes. La manipulation de la viande de ces animaux infectés ou sa consommation (en particulier en cas de cuisson insuffisante) permet la transmission du virus Ebola à l’homme.
La transmission interhumaine est également possible en particulier auprès de personnes malades par des contacts directs avec du sang, des sécrétions, ou des liquides biologiques. Ce sont donc les contacts rapprochés auprès de personnes malades ou de personnes décédées (lors des rites mortuaires) qui permettent la diffusion du virus (notamment au sein du cercle familial ou parmi les personnels soignants).
Les premiers symptômes peuvent apparaître entre 2 et 21 jours (moyenne de 8 jours) après la contamination. La maladie est contagieuse principalement après déclaration des symptômes (état grippal avec des fièvres, douleurs musculaires, diarrhées et vomissements). Un cadavre animal ou humain peut également transmettre la maladie.

Rappel de quelques règles simples et conseils de prudence :
• Suivre l’évolution de l’épidémie en consultant régulièrement le site du ministère des Affaires étrangères et du Développement international et celui de l’Organisation Mondiale de la Santé,
• Ne pas se déplacer dans la zone de foyer de l’épidémie en Guinée forestière et dans les zones signalées en Sierra Leone et au Liberia (consulter les fiches Conseils aux voyageurs de ces pays. En qui concerne le Nigeria, consulter le site de l’ambassade.
Dans tous les cas, s’inscrire sur le portail Ariane du ministère des Affaires étrangères et du Développement international en cas de déplacement impératif).
• Ne pas consommer, ni manipuler de viande de brousse,
• Se laver les mains fréquemment au savon ou avec les solutions de lavage des mains hydro-alcoolique,
• Eviter les contacts directs avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, ou des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles.

Dernière modification : 13/01/2016

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