La France au Nigéria Ambassade de France à Abuja
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Les relations économiques et commerciales

I. Le Nigéria est le premier partenaire économique de la France en Afrique subsaharienne

- Le volume total des échanges (importations + exportations de biens), très supérieur à celui enregistré avec chacun des états d’Afrique francophone, a dépassé le volume d’échanges avec l’Afrique du sud depuis 2005. Il se situe à 4,5 Md EUR environ au cours des dernières années (5,7 en 2011) et présente une tendance générale croissante.

- Les ventes françaises au Nigéria oscillent sur une pente ascendante (1,1MdEUR en 2007, 1,5MdEUR en 2008, 1,2MdEUR en 2009, 1,6 Md en 2010, 1,5 Md en 2011). Même si les douze derniers mois connus font apparaître un palier, le Nigéria reste au premier rang parmi nos clients en Afrique subsaharienne, très proche de l’Afrique du sud. Au plan mondial, le Nigéria se place au 45ème rang de nos clients, au niveau de pays tels que l’Argentine, l’Indonésie, Israël, ou la Norvège.

Les exportations françaises se composent principalement de deux groupes de produits :
-  des biens d’équipements à destination de l’industrie pétrolière, des entreprises de télécommunications, des compagnies de production et distribution d’électricité, et des produits pharmaceutiques. S’y est aussi ajoutée en 2008, la livraison de deux Airbus.
-  des produits pétroliers raffinés pour un montant de l’ordre du quart du total de nos exportations. A noter, en outre, un développement récent des ventes de produits cosmétiques et de vins et spiritueux, phénomène qui pourrait être lié à l’émergence d’une classe moyenne plus nombreuse.

Le secteur des services compte également des acteurs français dynamiques : Accorétend son offre hôtelière, Air France-Klm est le premier transporteur aérien pour les liaisons internationales reliant trois des principales villes du pays - Abuja, Lagos et Port-Harcourt - à Paris par des vols quotidiens ; Bolloré est l’un des leaders en transit et logistique ; Bouygues a figuré parmi les principaux bâtisseurs de la capitale fédérale et est toujours présent.

Nous serions le quatrième pays fournisseur derrière la Chine, les Etats-Unis et les Pays-Bas (Négoce de produits pétroliers raffinés) avec une part de marché de 6 %.

- Les importations françaises sont composées à 98 % de pétrole brut.

- Le Nigéria est, avec l’Angola, la première destination des investissements français en Afrique subsaharienne. Ils seraient, en moyenne, proches de 2 milliards $ par an.

- Total investit 1, 5 milliards $ par an soit 14 % du total de ses investissements annuels.

De nombreuses autres entreprises françaises - Bourbon, Piriou, Vallourec, Ponticelli, Technip – ont investi et continuent à le faire pour servir l’industrie pétrolière nigériane à partir d’une production locale. Lafarge possède des participations importantes dans quatre unités de production réparties dans l’ensemble du pays et poursuit ses investissements. Schneider Electric a construit une unité de fabrication à Lagos.

Nous serions aux tous premiers rangs des investisseurs étrangers mais il est très difficile de connaître cette situation avec exactitude.

- De nombreux contentieux ont marqué l’exécution des contrats commerciaux passés. Ce n’est plus le cas actuellement.

II.Les perspectives pour les entreprises françaises sont potentiellement considérables.

Après des années de gouvernance inégale, tout est à construire et reconstruire.

Toutes les infrastructures - routes, rail, ports, aéroports, eau et électricité- sont à construire tandis qu’agriculture et industrie attendent les investisseurs.

La matérialisation de ces perspectives est largement sujette à une restauration effective de la qualité de la gouvernance du pays.La mauvaise qualité de l’environnement des affaires stérilise de nombreuses possibilités. Le marché nigérian n’est accessible qu’aux seules entreprises chevronnées, souvent de grandes entreprises.

- La concurrence des entreprises d’économies émergentes, non-liées par le code de conduite OCDE, est forte.

- La position de la Coface est « ouverte » sous la limite d’un montant annuel d’engagements maximal.

III. La coopération économique officielle repose sur un cadre ambitieux qui est resté peu fécond jusqu’ici malgré les efforts français :

lors de la visite du Président Yar’Adua en France en juin 2008, l’institution d’un partenariat stratégique a été adoptée. Celui-ci couvre sept secteurs stratégiques : pétrole, gaz et énergie, transports, sécurité, agriculture, éducation et formation professionnelle, infrastructures et environnement. Dans les faits, c’est dans le domaine de l’électricité que les démarches les plus actives de mise en œuvre de ce partenariat ont été menées. Un mémorandum d’entente a été signé par le Ministre délégué au Commerce extérieur, en octobre 2008.

L’ensemble de ce partenariat stratégique reste, cependant, à animer avec le concours des Autorités nigérianes.


publié le 28.05.2012

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