Les relations économiques et commerciales

1. Le Nigéria est le premier partenaire commercial de la France en Afrique subsaharienne.

En 2015, les exportations françaises vers le Nigéria s’élevaient à 1,3 Md EUR en recul de -14,4% par rapport à 2014. Le Nigéria était le 49ème client de la France (45ème rang en 2014) et le 2ème d’Afrique subsaharienne derrière l’Afrique du Sud (avec des exportations de 1,8 Md EUR en recul de -7,3% en g.a.). Nos ventes étaient composées à hauteur de 38,7% de produits pétroliers raffinés (en recul de -14% en g.a., à 502 M EUR), 26,4% de préparations pharmaceutiques (en augmentation de 100,8%, à 342,3 M EUR, une progression équivalente au montant de la baisse de nos ventes de produits pétroliers raffinés), de 10,8% d’équipements mécaniques, matériel électrique, électronique (en recul de -32,3%, à 140,6 M EUR) et de 9,1% de produits des industries agroalimentaires (en recul de -14%, à 117,5 M EUR).

En 2015, les importations françaises vers le Nigéria se sont élevées à 2,9 Mds EUR, en recul de -28,5% par rapport à 2014, année où elles se sont élevées à 4,1 Mds EUR. Tendance structurelle de nos échanges, nos achats étaient composés à 97% d’hydrocarbures naturels.

Nos échanges commerciaux se sont ainsi élevés à 4,2 Mds EUR en recul de -24,7% par rapport à 2014 (5,6 Mds EUR) permettant néanmoins au Nigéria de se maintenir au rang de 1er partenaire commercial de la France en Afrique subsaharienne.

2. Bien qu’importante, la présence française au Nigéria appelle à être renforcée.

Le Nigéria est la 1ère destination des flux d’IDE français en Afrique subsaharienne avec 918,8 M EUR en 2013. Cette même année, le stock d’IDE français a atteint 7,3 Mds EUR dans le pays.

Total est particulièrement présent dans le pays, qui représente 12 % de sa production mondiale, 19 % de ses droits mondiaux et où il investit de 1 à 2 Md USD par an. Si Total n’occupe que la 3ème place parmi les producteurs d’hydrocarbures (derrière Shell et ExxonMobil), le groupe est le 1er distributeur de carburants, avec une part de marché estimée entre 13 et 15%.

Outre le secteur pétrolier, les principaux secteurs de présence française au Nigéria sont les services parapétroliers (Technip, Vallourec, DBN/Entrepose, Ponticelli), la cimenterie (2ème investisseur français au Nigéria, le groupe Lafarge représente environ 40% de la production nationale), les gaz industriels (Air Liquide), les équipements électriques (Alstom, Schneider Electric), la construction (Bouygues) ou encore le transport aérien (Air France).

Les entreprises françaises sont engagées dans une dizaine de projets d’infrastructure et de développement pétrolier. A court terme, les perspectives de progression de notre présence existent en lien avec des projets importants notamment dans les secteurs de l’électricité et des télécommunications.

La position de la Coface est « ouverte » sous la limite d’un montant annuel d’engagements maximal. Le pays est par ailleurs éligible aux instruments d’aide-projet de la DG Trésor (FASEP et Prêts du Trésor concessionnel et non concessionnel).

Pour plus d’information : la page "Nigeria" de la Direction générale du Trésor ...

Dernière modification : 29/02/2016

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