Revue du 02 Janvier 2008

« Journée sanglante de nouvel an : 16 personnes tuées à Port Harcourt : le Presidential Hotel, et deux stations de police attaquées : 7 policiers tués ; Timi Dakolo, vainqueur de la compétition musicale Idol West Africa, a été blessé par balle ; Ateke Tom revendique la responsabilité de l’attaque.» (Vanguard P 1,5)

« Journée sanglante de nouvel an : quatre personnes tuées à Rivers, sept à Edo et deux à Lagos » (The Nation P 1,4)

« ‘’Cadeau’’ de nouvel an…des militants tuent 12 personnes à Port Harcourt » (Daily Trust P 1,4)

« Nous allons porter la bataille chez les militants, promet le gouverneur Amaechi de Rivers » (Daily Trust P 4)

« 14 personnes tuées alors que les militants reprennent les attaques » (This Day P 1,6)

« 13 personnes meurent alors que la police et des militants s’affrontent à Rivers » (The Guardian P 1,2)

« Quatre policiers et 11 autres personnes meurent dans des violences à Rivers et à Edo » (The Punch P 1,6)

« La JTF(Joint Task Force-brigade conjointe de maintien de la paix dans le Delta du Niger) doit être tenue pour responsable de toutes nouvelles crise dans le Delta du Niger, déclare (le leader Ijaw), Chief Edwin Clark » (Vanguard P 9)

La première Journée du nouvel an s’est annoncée hier dans un bain de sang à Port Harcourt lorsque des militants de la région agitée du Delta du Niger ont attaqué des stations de police et le Presidential Hotel, tuant 12 personnes et blessant plusieurs autres, écrit Daily Trust, qui ajoute que le commissaire de police de l’Etat de Rivers, M. Felix Ogbaudu, a confirmé l’attaque et le nombre de personnes tuées. Cette attaque est intervenue quelques jours après que des troupes de la brigade de maintien de la paix dans la région (JTF) eurent attaqué la semaine dernière à la bombe de présumés refuges de militants ; Elle intervient également après l’effondrement des discussions de paix entre les militants et le gouvernement de l’Etat, relève le journal, qui souligne aussi que cette attaque intervient moins de 24 heures après que le gouvernement de l’Etat de Rivers eut levé le couvre-feu imposé il y a quatre mois par (l’ancien gouverneur) Celestine Omehia à la suite de violences sanglantes dans l’Etat : ‘’Les hommes armés sont arrivés de différentes directions dans la ville et ont attaqués plusieurs endroits’’, a expliqué Mme Ireju Barasua, une porte parole de la police à Port Harcourt. Le commissaire de police Felix Ogbaudu a pour sa part précisé que les militants ont lancé les attaques entre minuit et 3 heures du matin de la journée du nouvel an : elles ont visé les stations de police de Borokiri et de Trans-Amadi : ‘’A la station de police de Borokiri, trois policiers ont été tuées dans la fusillade avec les militants. Sept civils qui revenaient de l’église ou qui célébraient dans leurs voisinages ont été également tués. A la station de police de Trans-Amadi, un inspecteur de police a été tué par les militants qui ont également ouvert le feu sur le Présidential Hotel tuant un agent de sécurité et blessant plusieurs autres personnes. Nous collectons toujours les informations sur le nombre des victimes, mais je dois dire que c’était véritablement une journée sanglante de nouvel an à Port Harcourt’’, a déclaré M. Felix Ogbaudu, qui a ajouté que la police a tué certains des militants et a recouvré trois fusils d’assaut et une mitraillette. Les militants ont abandonné trois véhicules utilisés durant les attaques. Ils ont aussi attaqué le Skippers Night Club, rapporte le journal, qui relève qu’une attaque de représailles était pressentie de la part du leader milicien redouté de Port Harcourt, Tom Ateke, dont des hélicoptères militaires avaient détruit à la bombe des endroits dans les creeks suspectés d’être ses refuges.

Rapportant également les mêmes informations, Vanguard écrit aussi que le nouvel an a débuté sur une note sanglante tôt hier à Port Harcourt après que des militants aient attaqué deux stations de police et le célèbre Presidential Hotel de la ville, tuant sept policiers et au moins 16 autres personnes…L’attaque a été revendiquée par le groupe dirigé par Ateke Tom : ‘’Le Niger Delta Vigilante Group (NDVG) revendique la responsabilité des attaques sur les militaires et la destruction des biens du gouvernement, ainsi que des installations pétrolières dans l’Etat. Parmi ces attaques figure celle qui a eu lieu ce matin (hier)…Nous, en tant qu’un peuple, préférons mourir pour la libération de nos populations plutôt qu’observer cette répression contre elle s’étendre à ses futures générations. Le NDVG ne fléchira pas dans sa quête renouvelée pour combattre l’injustice jusqu’à ce que nos demandes sont satisfaites (…)La présence du gouverneur Rotimi Amaechi à la tête de l’Etat est une injustice contre notre peuple parce que cet homme n’a pas participé à l’élection de gouverneur d’avril dernier : le poste de gouverneur n’est pas transférable dans le cadre de la constitution ; nous demandons donc que, puisque l’élection de Sir Celestine Omehia (ancien gouverneur de Rivers) a été jugée illégale, le scrutin doit être annulé et de nouvelles élections organisées. Nous demandons une action rapide du gouvernement fédéral pour assurer la libération d’Henry Okah qui attend d’être jugé en Angola pour un crime qu’il n’a pas commis. Le gouvernement fédéral, à travers le JTF, doit également cesser les attaques contre nos leaders. Si toutes ces demandes ne sont pas satisfaites urgemment, nous conseillons aux étrangers de quitter la région parce que nous ne garantirons pas leur sécurité’’, a déclaré le porte parole du NDVG, A. E. Pere. Le leader du groupe Tom Ateke a par ailleurs confirmé dans un entretien téléphonique que son groupe était responsable des attaques et qu’il détruirait l’Etat de Rivers, rapporte le journal, qui relève que l’armée a mis les nouvelles attaques sur le compte du couvre-feu qui a été levé.

This Day rapporte pour sa part que la célébration du nouvel an hier a tourné en deuil à Port Harcourt, alors que des militants attaquaient deux stations de police et d’autres endroits : bilan 14 personnes tuées, dont quatre policiers, six militants, et un agent de sécurité du Presitential Hotel…Dans un autre incident isolé, trois personnes auraient été tuées à Diobu suite à des affrontements qui seraient le fait de groupes de société secrète…

« Décision de renvoyer Ribadu à l’école : Oshiomhole souhaite que Yar’Adua revienne là-dessus » (Daily Trust P 3)

« Des groupes pro-démocratiques condamnent le complot visant à faire dérailler l’EFCC (Umar Farouk, président de la Coalition of Nigerians against Corruption, a condamné les tentatives visant à faire dérailler la guerre contre la corruption en nommant un larbin à la tête de l’EFCC : dans une conférence de presse animée hier à Kaduna, la Coalition a affirmé détenir une preuve irréfutable du fait que ‘’des politiciens corrompus et des hommes d’affaires sans scrupule tentent de détourner l’administration du Président Yar’Adua’’) » (Daily Trust P 10)

« Des groupes pro-démocratiques interpellent le gouvernement fédéral sur le cas Ribadu » (This Day P 9)

« Décision sur Ribadu : Okogie (Archevêque Catholique de Lagos) et Makinde (Prélat de l’église méthodiste du Nigeria) divergent : le Cardinal Okogie a estimé que Ribadu a été excellent dans son travail depuis l’avènement de l’EFCC, mais les Nigérians ne devaient pas le percevoir comme une personne indispensable…Pour sa part le Prélat Makinde a exprimé son choc sur la décision de révoquer Ribadu qui intervient à un moment où l’étoile de celui-ci brille plus que jamais…) » (Vanguard P 5)

« Décision sur Ribadu : la Présidence évalue des options légales ; les législateurs en désaccord sur sa (Ribadu) ré-nomination » (This Day P 1,6)

« Le TUC (Trade Union Congress- syndicat des cadres de la fonction publique) demande de laisser Ribadu enquêter su Obasanjo et sa fille (Iyabo Obasanjo-Bello) avant d’aller à Kuru (à la NIPSS) » (The Nation P 1,4)

« Décision sur Ribadu : Yar’Adua et Obasanjo s’entretiendront » (The Punch P 1,6)

« Départ de Ribadu en congé pour formation : Human Rights Watch critique la décision » (The Punch P 1,7)

L’ancien président du NLC (Nigeria Labour Congress), Adams Oshiomhole, a appelé le Président Yar’Adua de revenir sur la décision de renvoyer Ribadu à l’école pour un an de formation, rapporte Daily Trust, qui rappelle que M. Nuhu Ribadu a été envoyé à la NIPSS (National Institute of Policy and Strategic Studies) pour une année de formation.
S’exprimant hier à Abuja, M. Oshiomhole a estimé que le départ en congé pour formation (de M. Ribadu) intervenant à un moment où l’EFCC instruit des dossiers importants ne peut que donner de la crédibilité à la perception selon laquelle le programme de formation à la NIPSS n’est qu’un simple prétexte pour limoger Ribadu et affaiblir en conséquence l’agence anti-corruption. Ainsi, a-t-il poursuivi, il y a un besoin urgent de la part du Président de revenir sur cette décision qui ne peut que renforcer la perception que l’engagement du gouvernement fédéral contre la corruption n’est que illusoire.

M. Ribadu, a-t-il ajouté, serait plus utile à l’EFCC qu’à la NIPSS : ‘’Le problème numéro 1 du Nigeria est la corruption. Elle exige du leadership du pays une solide détermination ainsi que de mesures sévères, des agences anti-corruption actives avec un leadership déterminé, le type de leadership incarné par Ribadu (…)’’.

Par ailleurs This Day rapporte qu’alors que la controverse sur la légalité de la re-nomination de M. Ribadu à la tête de l’EFCC continue, des informations ont indiqué dans la nuit d’hier que la Présidence examinait des ‘’voies de régler la question’’. Le journal rappelle avoir annoncé hier que le procureur général de la Fédération et ministre de la justice, M. Michael Aondoakaa, avait soulevé la question de la légalité du renouvellement du mandat de M. Ribadu par l’ancien président Obasanjo avant son départ de la présidence le 29 mai dernier : M. Michael Aondoakaa aurait en effet noté que le renouvellement du mandat de M. Ribadu n’avait pas été approuvé par l’ancien Sénat comme le recommande la section 2 de la Loi établissant l’EFCC…

EDITORIAUX:

« Tollés sur le Départ de Ribadu » (Daily Trust P 56)

Dans un éditorial qu’il consacre à la décision du gouvernement fédéral d’envoyer M. Ribadu en formation pour un an, Daily Trust souligne que l’action a généré un débat houleux : c’est la première fois dans l’histoire que le pays fait l’expérience d’une telle controverse sur le redéploiement d’un responsable public.

Pour le journal, l’annonce de la décision intervient à un moment où la guerre contre la corruption prend une nouvelle dimension-arrestation de James Ibori ; l’agence se prépare pour enquêter sur les allégations contre Obasanjo et sa fille- après que l’EFCC eut été critiquée pour son approche déséquilibrée…Cependant, le journal estime que l’EFCC ne doit pas être sujette aux caprices et charismes d’un individu : par conséquent la ‘’sortie’’ de Ribadu ne doit pas être perçu comme la fin de l’existence de l’EFCC, mais un défi pour le gouvernement de Yar’Adua de l’améliorer…

« Décision sur Ribadu : Prononcez-vous Maintenant M. le Président » (This Day P 19)

Dans un éditorial qu’il consacre à la décision sur Ribadu, This Day écrit que d’ordinaire envoyer un responsable en formation devait pas susciter la controverse. Cependant nous sommes dans une période particulière, et il est difficile de ‘’vendre’’ aux Nigérians la directive donnée la semaine dernière à M. Ribadu d’aller en formation…Pour le journal, si M. Ribadu est certes un officier de police, il ne travaille cependant pas comme un véritable policier : il a été nommé pour un mandat sur la base de lois établies. C’est seulement le Président, de par ces lois, qui peut le révoquer, le suspendre ou le redéployer…Pourquoi alors la Présidence ne peut pas être suffisamment courageuse pour annoncer en termes claires le renvoi de Ribadu…au lieu de maintenir le public dans la confusion sur l’engagement de Yar’Adua à la guerre contre la corruption ?…, interpelle le journal.

« Les gouvernements de Kaduna et du Japon préparent la construction pour un coût de N 14 millions d’un lieu de loisir (Holiday Resort)…à Kagoro » (New Nigerian P 1,2)

Le festival annuel AFAN dans la communauté Kagoro de la collectivité locale de Kaura, Etat de Kaduna, aura bientôt une dimension internationale : le gouvernement de l’Etat en collaboration avec le gouvernement japonais ont en effet bouclé un dossier pour la création d’un centre touristique dans la localité qui sera baptisé ‘’Kagoro Hills Holiday Resort’’, rapporte le journal, qui ajoute que des consultants ont été déjà nommés pour le projet qui sera conjointement financé par les deux gouvernements…

« Le gouvernement fédéral doit aux entrepreneurs routiers N 950 milliards » (New Nigerian P 1,2)

« Le gouvernement fédéral doit plus de N 950 milliards aux entrepreneurs routiers » (This Day P 5)

« Le gouvernement fédéral doit plus de N 950 milliards aux entrepreneurs routiers » (Daily Trust P 2)

« Le gouvernement fédéral doit plus de N 950 milliards aux entrepreneurs routiers » (Vanguard P 1,5)

Selon le vice président du Sénat, M. Ike Ekweremadu, le gouvernement fédéral doit aux compagnies de construction de routes plus de
N 950 milliards. Recevant à sa résidence d’Enugu une délégation de la communauté Akaeze de l’Etat d’Ebonyi, M. Ekweremadu, a expliqué qu’en raison de cette énorme dette le gouvernement fédéral a pris la décision de ne pas attribuer de contrats pour de nouveaux projets routiers dans le cadre du budget 2008 : ‘’Cette décision vise à permettre au gouvernement de régler cette importante dette de plus de N 950 milliards dans le cadre de la loi de finances 2008 (…)’’, a-t-il déclaré à ses hôtes, qui sollicitaient la construction d’infrastructures pour leur communauté…, rapporte la presse.

« 30 Kenyans calcinés dans une égalise » (Vanguard P 1,5)

« 30 Kenyans calcinés dans une égalise » (This Day P 5)

« 30 Kenyans calcinés dans une égalise » (New Nigerian P 1,2)

« Une foule brûle 30 personnes dans une église kenyane » (The Punch P 1,46)

« Kenya : 50 personnes calcinées dans une église » (Daily Trust P 1,4)

« 50 personnes fuyant les émeutes (suite aux élections kenyanes) ont été tuées par un incendie dans une église » (The Nation P 1,44)

Alors que le Kenya continue de ‘’brûler’’ littéralement au lendemain des résultats contestés de la présidentielle de la semaine dernière, qui a vu la réélection du Président Mwai Kibaki, au moins 50 personnes ont été brûlées à mort hier dans une église dans l’ouest du pays où elles y avaient trouvé refuge en raison de la montée grandissante de la violence, écrit Daily Trust, qui explique qu’une foule a incendié l’église où s’étaient réfugiés des centaines de Kenyans…

Trente Kenyans, dont plusieurs enfants, ont été brûlés à mort hier dans une église où ils ont trouvé refuge pour fuir la violence grandissante née des élections générales de la semaine dernière, rapportent d’autres journaux…

« Le Venezuela interpelle le Nigeria sur la coopération bilatérale » (Daily Trust P 3)

Une année après l’envoi par le Venezuela d’une proposition en faveur de la mise en place d’une commission conjointe destinée à renforcer la coopération bilatérale avec le Nigeria, Caracas attend toujours une réponse du côté nigérian, écrit Daily Trust, citant le premier conseiller de l’ambassade du Venezuela à Abuja, M. Moreno Marcos. Il a expliqué que la proposition relative à un cadre pour des relations bilatérales entre les deux pays a été conçue dans le cadre de la volonté de Caracas d’accentuer son engagement en Afrique…

« La fièvre du ‘’troisième mandat’’ s’invite au Cameroun » (Daily Trust P 1,4)

« Le Président Biya du Cameroun va supprimer la limitation de mandats » (This Day P 50)

Prenant l’exemple sur son collègue et ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, le Président Paul Biya -qui dirige le Cameroun depuis 25 ans, a donné hier un signal sur son intention d’amender la constitution de son pays afin de supprimer la clause relative à la limitation du nombre de mandats, clause qui pourrait le contraindre à quitter le pouvoir en 2011, écrit Daily Trust, qui précise que le Président Biya a confié dans son message de fin d’année que son gouvernement allait ‘’ré-examiner’’ la constitution pour répondre aux ‘’appels populaires’’ pour qu’il brigue un nouveau mandat à l’expiration de l’actuel…
Le Président Biya du Cameroun, qui dirige ce pays depuis 25 ans, a signalé son intention d’amender la constitution pour supprimer la limitation du nombre de mandats qui devrait le contraindre à quitter le pouvoir en 2011, écrit également This Day…

Dernière modification : 02/01/2008

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