Nom officiel : République fédérale du Nigeria
* Superficie : 923.768 km²
* Population : 140 millions d’habitants (recensement de 2006)
* Capitale : Abuja
* Villes principales (recensement 2003 : Lagos, Ibadan, Kano)
* Langue (s) officielle(s) : Anglais
* Monnaie : Naira (170 Nairas pour 1 Euro, au 01/09/2007)
* Fête nationale : 1er octobre
Données démographiques
* Croissance démographique : 2,4 %(Banque Mondiale, 2004)
* Espérance de vie : 44,9 ans (Banque Mondiale, 2003) Taux d’alphabétisation des 15 ans et plus : 66,8% (PNUD, 2004)
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Religions : Musulmans (45%), chrétiens (40%), animistes (10%)
* Indice de développement humain : 158ème / 177 pays (rapport PNUD 2005)
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Consulats de France : Abuja et Lagos
Communauté française au Nigeria : environ 2000 personnes immatriculées
Communauté nigériane en France : 2 335 personnes (au 1er janvier 2003)
Le Nigeria est une république fédérale constituée de 36 Etats et du territoire fédéral de la capitale Abuja. La constitution actuelle date de 1999.
Le président de la République est M. Umaru YAR’ADUA, élu en avril 2007 pour un mandat de 4 ans, aux termes d’un processus électoral très critiqué par les observateurs, dont la mission européenne d’observation. Le vice président est M. Goodluck JONATHAN. En avril 2007 ont également été renouvelés les postes de gouverneurs, les assemblées des Etats fédérés ainsi que le Sénat et la Chambre des Représentants au niveau fédéral. Comme son prédécesseur Olusegun OBASANJO, le président YAR’ADUA est issu du People’s Democratic Party, PDP, au pouvoir depuis le retour à la démocratie en 1999.
Le gouvernement est traditionnellement constitué de ministres et secrétaires d’Etat dont le choix est établi sur un critère géographique.
Sur une superficie de près du double de la France, le Nigeria rassemble le cinquième de la population totale de l’Afrique sub-saharienne. C’est une terre de civilisations anciennes (Tarouga-Nok au IXème siècle avant JC), marquée au XIIème siècle par l’influence de royaumes florissants et puissants tels que ceux d’Ifé, d’Oyo et du Bénin en pays Yorouba, précédés au IXème et Xème siècles par la civilisation Igbo-Ukwu (sud-est du Nigeria), celui de Kanem-Bornou qui s’étendait du désert libyen à l’actuel Nord-Est du Nigeria, ou encore, quelques siècles plus tard, le Sultanat de Sokoto et ses Emirats haoussas.
Le nouveau musée du Quai Branly, dédié aux « Arts Premiers », rend compte de la richesse de l’art nigérian avec plus de 700 pièces en provenance de ce pays. A cet héritage prestigieux s’ajoute une bouillonnante et féconde activité culturelle contemporaine, attestée par la participation régulière d’artistes nigérians à des expositions et des manifestations culturelles en France. Dans le domaine littéraire, le Nigeria peut s’enorgueillir de compter parmi les siens Wole Soyinka, premier Africain prix Nobel de littérature en 1986.
Abuja, la nouvelle capitale, qui vient de célébrer ses 30 ans d’existence, participe également, à sa manière, à cette création incessante. Etirant ses quartiers verdoyants au pied d’Aso Rock, sentinelle granitique devenue son symbole, elle est la vitrine de ce pays en pleine mutation où cohabitent plus de 250 ethnies.
Pour avoir connu depuis l’indépendance en 1960, plus de trente années de régime militaire, le Nigeria a fait le choix de la démocratie en 1999 ; choix qu’il a confirmé à l’occasion des élections de 2003, et réaffirmé lors des scrutins d’avril 2007 avec l’élection d’un nouveau président, après les deux mandats du président Obasanjo. Pour la première fois dans l’histoire contemporaine de la Fédération, une administration civile a succédé à une administration civile. Le déroulement des élections a cependant fait l’objet de nombreuses critiques de la part des observateurs locaux comme internationaux, dont la mission européenne d’observation qui est arrivée à la conclusion que les scrutins n’avaient en aucun cas été ’libres et justes".
Depuis le retour de la démocratie, les relations diplomatiques entre la France et le Nigeria connaissent une nouvelle vigueur. La visite du président Jacques Chirac au Nigeria en 1999 fut la première d’un Chef d’Etat étranger, quelques mois après l’avènement du régime civil.
Le president Umaru YAR’ADUA

Les présidents Obasanjo et Chirac qui se sont rencontrés à plusieurs reprises avaient tissé des relations d’amitié, qui correpondaient aussi à un processus de renforcement des relations entre les deux pays. Pour sa part, le président Umaru YAR’ADUA, peu de temps après sa prise de fonction, a été l’hôte du sommet du G8 qui s’est déroulé en Allemagne, en juin 2007, où il a pu s’entretenir avec les principaux leaders du monde et rencontrer le président Nicolas SARKOZY.
Les élections présidentielles qui se sont déroulées quasiment simultanément en France et au Nigeria ont permis l’arrivée de nouvelles équipes qui auront à cœur d’approfondir les relations entre nos deux pays. Dès le début de son mandat, le président YAR’ADUA a souhaité imprimer un style nouveau, fait de dialogue et de transparence, de nature à renforcer la confiance dans les relations de son pays avec la communauté internationale.

Sur le plan intérieur, avec une méthode qui lui est propre qu’a illustrée sa volonté d’ouverture et de promotion de relations politiques apaisées, le nouveau président nigérian s’est engagé à poursuivre les réformes économiques et à rechercher un développement socio-économique harmonieux de son pays dans le respect du droit.
Au plan extérieur, le président YAR’ADUA a reaffirmé l’engagement du Nigeria au service de la paix et de la solidarité. Le Nigeria reste ainsi actif sur tous les dossiers du continent africain, la gestion des crises dans le cadre de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine (UA) et la promotion des coopérations économiques aussi bien aux niveaux continental que régional.
Les grands chantiers dans le domaine de l’agriculture, de la santé et de l’éducation, l’attention portée à un développement équilibré des différentes régions de la Fédération, et la lutte contre la corruption témoignent de la volonté du Nigeria de poursuivre dans la direction de la réforme et de la construction d’un avenir meilleur.
La « feuille de route » proposée au Nigeria par la nouvelle administration est exigente. Par sa forte présence économique, et un engagement politique réaffirmé, la France apportera une contribution utile au développement des relations bilatérales entre nos deux pays pour leur bénéfice mutuel.